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	<title>Extraits des livres | Catherine Beraud</title>
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	<description>Romancière Série Immortelle</description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Jun 2026 16:26:40 +0000</lastBuildDate>
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		<title>India –  Roman Immortelle Tome 1</title>
		<link>https://catherineberaud.com/india-vie-anterieure-immortelle-tome-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 08:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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Laissons-la parler.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle m&rsquo;a adopt\u00e9e, elle, la blanche, l&rsquo;Anglaise\u2026 ma m\u00e8re\u00a0; aussi blonde que je suis brune, moi l&rsquo;Indienne.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne me rappelle qu&rsquo;elle, aussi loin que je remonte dans ma m\u00e9moire, je ne vois que ses yeux bleus pench\u00e9s vers moi dans ce pays qui n&rsquo;est pas le sien, elle, la d\u00e9racin\u00e9e, la colonisatrice, la bienfaitrice\u2026 ma m\u00e8re. Que faisait-elle l\u00e0, dans ce pays si loin de la froide Angleterre\u2026\u00a0? Elle avait d\u00fb braver les siens, ses envies de voyages l&rsquo;avaient pouss\u00e9e bien au-del\u00e0 du convenable pour une femme seule de son rang. Mais ma m\u00e8re avait du caract\u00e8re, de la trempe, dirais-je. Elle savait parfaitement o\u00f9 elle allait et ce qu&rsquo;elle voulait de la vie et\u2026 elle l&rsquo;obtenait. Nous parlerions d&rsquo;une ma\u00eetresse-femme, il fallait l&rsquo;\u00eatre pour vivre dans mon pays au milieu de ces colons imbus d&rsquo;eux-m\u00eames, ces hommes qui se pensaient tellement sup\u00e9rieurs. Je voyais tout cela, petit \u00e0 petit cet univers s&rsquo;est d\u00e9voil\u00e9. J&rsquo;\u00e9tais si jeune alors, pourtant je sentais tous leurs jeux.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne saurais me plaindre, elle a rendu ma vie si facile, si insouciante, si riche de d\u00e9couvertes et de plaisirs. Cette jeune fille superbe et cultiv\u00e9e que je suis devenue, je la lui dois. Je suis son unique enfant, sa joie, son \u0153uvre de bienfaisance, son \u0153uvre tout court, elle qui n&rsquo;a pas enfant\u00e9 autrement que par moi. Pourtant elle souffre ici, sur cette terre trop chaude et trop humide pour elle. Elle souffre de ces v\u00eatements de son pays, inadapt\u00e9s au mien. Mais il ne saurait en \u00eatre autrement, ma m\u00e8re a un rang \u00e0 tenir, et le protocole est le protocole. Je ne m&rsquo;habille pas comme elle, c&rsquo;est ma libert\u00e9, je porte des punjabis, ces tuniques longues sur des pantalons bouffants. Mon ensemble pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 est d&rsquo;un bleu soutenu brod\u00e9 de fils dor\u00e9s absolument magnifique. En tout cas je l&rsquo;adore\u2026 et parfois des saris, ces longs tissus enroul\u00e9s et pliss\u00e9s sur le corps\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;tablet&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;span style=\&quot;font-size: x-large;\&quot;&gt;INDIA \u2013 une vie ant\u00e9rieure&lt;\/span&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Les \u00e2mes ont plusieurs visages. Cette voix n&#039;est pas tout \u00e0 fait la mienne, et pourtant si. Elle vient d&#039;une vie que j&#039;ai port\u00e9e avant celle-ci, sur une autre terre. Je l&#039;ai simplement recueillie. Laissons-la parler.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle m&#039;a adopt\u00e9e, elle, la blanche, l&#039;Anglaise\u2026 ma m\u00e8re ; aussi blonde que je suis brune, moi l&#039;Indienne.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne me rappelle qu&#039;elle, aussi loin que je remonte dans ma m\u00e9moire, je ne vois que ses yeux bleus pench\u00e9s vers moi dans ce pays qui n&#039;est pas le sien, elle, la d\u00e9racin\u00e9e, la colonisatrice, la bienfaitrice\u2026 ma m\u00e8re. Que faisait-elle l\u00e0, dans ce pays si loin de la froide Angleterre\u2026 ? Elle avait d\u00fb braver les siens, ses envies de voyages l&#039;avaient pouss\u00e9e bien au-del\u00e0 du convenable pour une femme seule de son rang. Mais ma m\u00e8re avait du caract\u00e8re, de la trempe, dirais-je. Elle savait parfaitement o\u00f9 elle allait et ce qu&#039;elle voulait de la vie et\u2026 elle l&#039;obtenait. Nous parlerions d&#039;une ma\u00eetresse-femme, il fallait l&#039;\u00eatre pour vivre dans mon pays au milieu de ces colons imbus d&#039;eux-m\u00eames, ces hommes qui se pensaient tellement sup\u00e9rieurs. Je voyais tout cela, petit \u00e0 petit cet univers s&#039;est d\u00e9voil\u00e9. J&#039;\u00e9tais si jeune alors, pourtant je sentais tous leurs jeux.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne saurais me plaindre, elle a rendu ma vie si facile, si insouciante, si riche de d\u00e9couvertes et de plaisirs. Cette jeune fille superbe et cultiv\u00e9e que je suis devenue, je la lui dois. Je suis son unique enfant, sa joie, son \u0153uvre de bienfaisance, son \u0153uvre tout court, elle qui n&#039;a pas enfant\u00e9 autrement que par moi. Pourtant elle souffre ici, sur cette terre trop chaude et trop humide pour elle. Elle souffre de ces v\u00eatements de son pays, inadapt\u00e9s au mien. Mais il ne saurait en \u00eatre autrement, ma m\u00e8re a un rang \u00e0 tenir, et le protocole est le protocole. Je ne m&#039;habille pas comme elle, c&#039;est ma libert\u00e9, je porte des punjabis, ces tuniques longues sur des pantalons bouffants. Mon ensemble pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 est d&#039;un bleu soutenu brod\u00e9 de fils dor\u00e9s absolument magnifique. En tout cas je l&#039;adore\u2026 et parfois des saris, ces longs tissus enroul\u00e9s et pliss\u00e9s sur le corps\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;phone&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;span style=\&quot;font-size: x-large;\&quot;&gt;&lt;\/span&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;span style=\&quot;font-size: x-large;\&quot;&gt;INDIA \u2013 une vie ant\u00e9rieure&lt;\/span&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Les \u00e2mes ont plusieurs visages. Cette voix n&#039;est pas tout \u00e0 fait la mienne, et pourtant si. Elle vient d&#039;une vie que j&#039;ai port\u00e9e avant celle-ci, sur une autre terre. Je l&#039;ai simplement recueillie. Laissons-la parler.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle m&#039;a adopt\u00e9e, elle, la blanche, l&#039;Anglaise\u2026 ma m\u00e8re ; aussi blonde que je suis brune, moi l&#039;Indienne.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne me rappelle qu&#039;elle, aussi loin que je remonte dans ma m\u00e9moire, je ne vois que ses yeux bleus pench\u00e9s vers moi dans ce pays qui n&#039;est pas le sien, elle, la d\u00e9racin\u00e9e, la colonisatrice, la bienfaitrice\u2026 ma m\u00e8re. Que faisait-elle l\u00e0, dans ce pays si loin de la froide Angleterre\u2026 ? Elle avait d\u00fb braver les siens, ses envies de voyages l&#039;avaient pouss\u00e9e bien au-del\u00e0 du convenable pour une femme seule de son rang. Mais ma m\u00e8re avait du caract\u00e8re, de la trempe, dirais-je. Elle savait parfaitement o\u00f9 elle allait et ce qu&#039;elle voulait de la vie et\u2026 elle l&#039;obtenait. Nous parlerions d&#039;une ma\u00eetresse-femme, il fallait l&#039;\u00eatre pour vivre dans mon pays au milieu de ces colons imbus d&#039;eux-m\u00eames, ces hommes qui se pensaient tellement sup\u00e9rieurs. Je voyais tout cela, petit \u00e0 petit cet univers s&#039;est d\u00e9voil\u00e9. J&#039;\u00e9tais si jeune alors, pourtant je sentais tous leurs jeux.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne saurais me plaindre, elle a rendu ma vie si facile, si insouciante, si riche de d\u00e9couvertes et de plaisirs. Cette jeune fille superbe et cultiv\u00e9e que je suis devenue, je la lui dois. Je suis son unique enfant, sa joie, son \u0153uvre de bienfaisance, son \u0153uvre tout court, elle qui n&#039;a pas enfant\u00e9 autrement que par moi. Pourtant elle souffre ici, sur cette terre trop chaude et trop humide pour elle. Elle souffre de ces v\u00eatements de son pays, inadapt\u00e9s au mien. Mais il ne saurait en \u00eatre autrement, ma m\u00e8re a un rang \u00e0 tenir, et le protocole est le protocole. Je ne m&#039;habille pas comme elle, c&#039;est ma libert\u00e9, je porte des punjabis, ces tuniques longues sur des pantalons bouffants. Mon ensemble pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 est d&#039;un bleu soutenu brod\u00e9 de fils dor\u00e9s absolument magnifique. En tout cas je l&#039;adore\u2026 et parfois des saris, ces longs tissus enroul\u00e9s et pliss\u00e9s sur le corps\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;}},&quot;slug&quot;:&quot;et_pb_text&quot;}" data-et-multi-view-load-tablet-hidden="true" data-et-multi-view-load-phone-hidden="true"><h2 style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"></span></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"></span></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"></span></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;">INDIA – une vie antérieure</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Les âmes ont plusieurs visages. Cette voix n&rsquo;est pas tout à fait la mienne, et pourtant si. Elle vient d&rsquo;une vie que j&rsquo;ai portée avant celle-ci, sur une autre terre. Je l&rsquo;ai simplement recueillie. Laissons-la parler.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Elle m&rsquo;a adoptée, elle, la blanche, l&rsquo;Anglaise… ma mère ; aussi blonde que je suis brune, moi l&rsquo;Indienne.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je ne me rappelle qu&rsquo;elle, aussi loin que je remonte dans ma mémoire, je ne vois que ses yeux bleus penchés vers moi dans ce pays qui n&rsquo;est pas le sien, elle, la déracinée, la colonisatrice, la bienfaitrice… ma mère. Que faisait-elle là, dans ce pays si loin de la froide Angleterre… ? Elle avait dû braver les siens, ses envies de voyages l&rsquo;avaient poussée bien au-delà du convenable pour une femme seule de son rang. Mais ma mère avait du caractère, de la trempe, dirais-je. Elle savait parfaitement où elle allait et ce qu&rsquo;elle voulait de la vie et… elle l&rsquo;obtenait. Nous parlerions d&rsquo;une maîtresse-femme, il fallait l&rsquo;être pour vivre dans mon pays au milieu de ces colons imbus d&rsquo;eux-mêmes, ces hommes qui se pensaient tellement supérieurs. Je voyais tout cela, petit à petit cet univers s&rsquo;est dévoilé. J&rsquo;étais si jeune alors, pourtant je sentais tous leurs jeux.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je ne saurais me plaindre, elle a rendu ma vie si facile, si insouciante, si riche de découvertes et de plaisirs. Cette jeune fille superbe et cultivée que je suis devenue, je la lui dois. Je suis son unique enfant, sa joie, son œuvre de bienfaisance, son œuvre tout court, elle qui n&rsquo;a pas enfanté autrement que par moi. Pourtant elle souffre ici, sur cette terre trop chaude et trop humide pour elle. Elle souffre de ces vêtements de son pays, inadaptés au mien. Mais il ne saurait en être autrement, ma mère a un rang à tenir, et le protocole est le protocole. Je ne m&rsquo;habille pas comme elle, c&rsquo;est ma liberté, je porte des punjabis, ces tuniques longues sur des pantalons bouffants. Mon ensemble préféré est d&rsquo;un bleu soutenu brodé de fils dorés absolument magnifique. En tout cas je l&rsquo;adore… et parfois des saris, ces longs tissus enroulés et plissés sur le corps…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em></p></div>
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		<title>Urvan &#8211; Apparition d&#8217;un Être Stellaire</title>
		<link>https://catherineberaud.com/urvan-apparition-dun-etre-stellaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 15:49:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3 style="text-align: left;">La rencontre&nbsp;– (extrait de <em>La Chronique des Âmes</em>)</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>La Chronique des Âmes</em>, la famille de Sébastien bascule un été dans l&rsquo;extraordinaire. Les voiles entre les mondes s&rsquo;amincissent, et des êtres venus d&rsquo;ailleurs se manifestent. Parmi eux, Urvan&nbsp;– un être stellaire, un visiteur venu de plus loin que la dernière étoile.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, Sébastien se tient face à lui. Il ne mesure pas encore qu&rsquo;il s&rsquo;apprête à dialoguer avec une conscience née sous d&rsquo;autres cieux. De cette rencontre naîtra un échange sur ce qui, peut-être, nous manque le plus ici-bas&nbsp;: savoir vivre en paix, accueillir nos enfants, et nous accompagner nous-mêmes. Je vous laisse l&rsquo;écouter.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Moi, le voyageur des étoiles, je rêvais de la Terre avant de la connaître, avant même d&rsquo;y poser les pieds. La Terre nous a toujours été décrite comme un monde merveilleux, où l&rsquo;évolution malheureusement n&rsquo;a pas encore pris le chemin de la paix et de la fraternité.</em><br /><em>Nous connaissions cet état primaire, nos ancêtres vivaient ainsi avant de développer une civilisation plus évoluée, et donc plus unifiée.</em><br /><em>La Terre n&rsquo;est pas le nom que nous donnons à votre planète, nous la nommons Urania. Urania, une des perles de l&rsquo;univers, si lointaine et pourtant si proche. Aujourd&rsquo;hui, ma mission est de rencontrer un Terrien, de te rencontrer, toi&nbsp;! Peut-être pourrais-je partager ma vision des choses, peut-être sentiras-tu mon émotion, mon envie, mon désir de te connaître, toi l&rsquo;inconnu. Sauras-tu me percevoir au-delà de la forme habituelle de la matière, sauras-tu me comprendre au-delà des mots de ton monde. Je viens empli d&rsquo;espoir, je viens vers toi, es-tu prêt, Uranien&nbsp;?</em><br />Je balbutiai, profondément ému, le cœur battant comme celui d&rsquo;un enfant devant l&rsquo;inconnu.<br />— Je… je suis prêt, quel est ton nom&nbsp;?<br /><em>— Je suis le vent sur la montagne, tu peux m&rsquo;appeler Urvan.</em><br />— Parle-moi de ton monde, Urvan.<br /><em>— Je viens de plus loin que la dernière étoile, là-bas.</em><br />En ces instants, je ne réalisais pas encore vraiment que moi, Sébastien, je parlais avec un visiteur venu d&rsquo;ailleurs…<br /><em>— Mon monde ressemble au tien, sais-tu&nbsp;? Beaucoup d&rsquo;espèces de la Terre vivent sur ma planète. Il y a bien longtemps que nous connaissons Urania, les premiers explorateurs en revinrent émerveillés et ramenèrent, dès leur premier voyage, différents spécimens de la faune et de la flore. Aujourd&rsquo;hui, ces apports ont embelli mon monde.</em><br />J&rsquo;écoutais, fasciné, les paroles de cet interlocuteur stellaire. Je le distinguais maintenant clairement devant moi, et la seule question qui me vint fut celle-ci&nbsp;:<br />— Urvan, comment vivre en paix sur la Terre&nbsp;? Comment avez-vous réussi, vous&nbsp;?<br /><em>— Parfois des êtres, plus évolués que nous ne le sommes, nous viennent en aide… Cela n&rsquo;advient pas facilement.</em><br />— Mais encore…&nbsp;?<br /><em>— L&rsquo;humanité est jeune&nbsp;: votre espérance de vie limitée et votre apprentissage de la sociabilité restent imparfaits. Beaucoup de difficultés se placent en travers de votre route. L&rsquo;éducation donnée à vos enfants ne fait que traduire votre manque de psychologie et des enfants en souffrance, incapables de gérer leurs émotions, ne peuvent évoluer qu&rsquo;en adultes stressés et angoissés. Et la boucle est bouclée.</em><br />— Comment casser ce cercle vicieux&nbsp;?<br /><em>— Il ne peut l&rsquo;être que par une volonté commune, un désir fort et réel de changement, une interrogation sérieuse et minutieuse du pourquoi de l&rsquo;existence. Qu&rsquo;êtes-vous vraiment&nbsp;? Un corps&nbsp;? Juste un corps avec un cerveau dedans&nbsp;? Regarde tes petits-enfants, cette énergie vivante et vivifiante qui ne demande qu&rsquo;à se manifester, à créer, à expérimenter. Combien de fois les réprimandez-vous&nbsp;? Les réfrénez-vous&nbsp;? Combien de fois votre colère s&rsquo;abat-elle sur eux&nbsp;? Vos soucis, votre impatience l&#8217;emportent si souvent. Vous confondez le fonctionnement de l&rsquo;adulte et celui de l&rsquo;enfant. L&rsquo;enfant n&rsquo;est pas un adulte miniature, il est autre chose, une énergie encore à l&rsquo;état brut, ses émotions l&#8217;emportent, le secouent et le traversent simplement. L&rsquo;adulte a été abîmé dans son enfance, il abîme à son tour sa progéniture. Non qu&rsquo;il veuille mal faire, simplement il ne sait pas faire.</em><br />— Par quoi commencer, Urvan&nbsp;?<br /><em>— Une meilleure analyse de vos comportements. Vous agissez&nbsp;? Mais en fonction de quoi, en réponse à quoi&nbsp;? Parfois le non-agir est important. L&rsquo;humain méconnaît son fonctionnement, il n&rsquo;est souvent que réactions et celles-ci sont inappropriées. L&#8217;empathie commence par soi, la bienveillance commence par soi. Un être bienveillant envers lui-même le sera envers les autres. Un être à l&rsquo;écoute de ses émotions sera à l&rsquo;écoute de celles des autres et s&rsquo;il sait s&rsquo;accompagner quand elles surgissent en lui, il saura accompagner les autres, sans peur, sans reproches, et sans solutions toutes faites. Car vous ne souhaitez souvent que l&rsquo;arrêt de l&rsquo;émotion de l&rsquo;autre, même si cet arrêt implique de la violence envers lui de votre part, ou de sa part envers lui-même, car il est alors dans la peur de ne plus recevoir votre amour… Nous appelons cela la domestication…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Urvan est l&rsquo;un des êtres de <em>La Chronique des Âmes</em>, le roman où les âmes d&rsquo;une même famille se reconnaissent à travers le temps. <a href="https://catherineberaud.com/romans/">Découvrir le roman.</a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour prolonger&nbsp;: <a href="https://catherineberaud.com/la-langue-des-oiseaux/">comment la langue des oiseaux révèle les noms secrets de ses personnages.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://catherineberaud.com/blog/">← Retour au Blog</a></p>
<p style="text-align: justify;">* Illustration inspirée de cet extrait du roman <em>La Chronique des Âmes</em>, générée par intelligence artificielle pour accompagner le texte.</p></div>
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		<title>Les Ombres et les Lumières &#8211; Extrait Tome2 : Dragonis</title>
		<link>https://catherineberaud.com/extrait-tome-2-les-ombres-et-les-lumieres-dragonis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 10:17:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><em>Sur l’île, un soir comme les autres bascule. Éléonore vient de coucher son fils lorsqu’une voix s’élève – non au-dehors, mais au plus près de ses pensées. Pour la première fois, un dragon lui parle. Voici l’instant où le visible cède le pas à l’invisible.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Première rencontre avec le dragon</h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">J’aimais observer le mouvement de l’eau sur leur corps dans le soleil couchant, ces derniers rayons qui blondissaient le paysage jusqu’à ce rougeoiement de toute chose. Guillaume s’endormit tout à fait. Je le posai dans son petit berceau, et plaçai mes mains sous mon menton. Je repensai aux événements de la journée. Pendant des jours, il ne se passait rien et là… Je revis le dragon soufflant sur Saint-Jean, mais les dragons n’existent pas, pensai-je !</p>
<p style="text-align: justify;">— Ils n’existent pas dans ta réalité !</p>
<p style="text-align: justify;">— Comment ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Les dragons n’existent pas dans ta réalité en trois dimensions, simplement.</p>
<p style="text-align: justify;">— Qui me parle ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Le dragon.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étonnement me figea. Je parlais à un dragon ! Enfin… c’était plutôt un dragon qui parlait avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu apprendras que seuls les dragons ont le pouvoir de canaliser et d’élever l’énergie provenant du désordre, notre puissance est immense.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon cœur battait vite et pourtant j’étais calme, de ce calme étrange qui descend parfois quand la réalité dépasse ce que l’esprit peut contenir. Je flottais entre deux mondes, celui que je connaissais et celui qui s’ouvrait. Pourtant, des questions me venaient…</p>
<p style="text-align: justify;">— Comment t’appelles-tu ? Est-ce toi qui te trouvais à Saint-Jean ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu peux m’appeler Dragonis, je saurai alors que c’est toi. Et non, ce n’était pas mon œuvre, mais celle d’un dragon encore plus puissant que je ne le suis. Je serai près de toi en cas de besoin, j’entendrai ta voix.</p></div>
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		<title>Message d&#8217;un créateur de mondes – Immortelle, tome 2</title>
		<link>https://catherineberaud.com/message-createur-de-mondes-immortelle-tome-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 09:53:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;">Dans <em>Immortelle</em>, tome 2, Léa ouvre <em>Le Livre de Blanche</em>, ces pages laissées par une femme disparue qui canalisait, avant elle, la voix d’un créateur de mondes. Ce qu’elle y lit ne ressemble à aucune lecture : les mots deviennent vision, l’univers se révèle fait de mondes emboîtés – des poupées gigognes dans tous les temps et tous les espaces – et l’écriture, soudain, apparaît comme un acte de création.</p>
<p style="text-align: justify;">Auprès de Nicolas, Léa reprend à voix haute les paroles de cette entité pour qui le temps n’existe pas. Et tandis qu’elle lit, un vertige la gagne : et si écrire un roman, c’était déjà mettre des mondes au monde ? Si ses personnages, nés d’une simple pensée, existaient vraiment, quelque part ? Je vous laisse entrer dans ces pages.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le Livre de Blanche</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>« Message d’un créateur de mondes, d’un amoureux perpétuel »</em>…</p>
<p style="text-align: justify;">« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas… ! Sauf qu’il n’y a ni haut ni bas, ni passé ni futur, ni devant ni derrière… ni de présent d’ailleurs, tu serais bien en mal de le trouver. L’homme est un créateur de mondes comme son père et le père de son père avant lui. Seules les pensées circulent et créent l’espace-temps, seules elles donnent la forme. Cela ressemble à des poupées gigognes, pas seulement l’une dans l’autre, mais les unes dans les autres, dans toutes les directions, dans tous les espaces et dans tous les temps. Ce qui s’en rapproche le plus serait ce que l’on appellera dans le futur, la fractale… »</p>
<p style="text-align: justify;">En lisant ce mot, j’en eus la vision, là dans l’espace face à moi. Je tentai une explication pour Nicolas. Étais-je aussi en contact avec cette entité canalisée par Blanche ? Le temps ne voulait rien dire pour ces êtres, m’avait-il perçue, moi qui reprenais ses mots ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Léa ?<br />Je continuai…</p>
<p style="text-align: justify;">« Si tu peux la concevoir comme une expansion, comme une explosion, tu comprendras alors une infime parcelle du fonctionnement des mondes. La croissance est exponentielle et infinie. Ainsi tu n’es qu’une pensée rendue vivante par mon désir de toi, comme tes personnages de roman ne sont que des pensées et pourtant maintenant ils existent dans cette bulle, cette séquence que tu as créée pour eux, cette poche dans l’espace et le temps, comme toi qui es dans une bulle similaire. Écrire, c’est aussi créer des mondes… ! »</p>
<p style="text-align: justify;">— Blanche écrivait des romans ? dis-je, je l’ignorais.<br />— Oui, elle en avait écrit quelques-uns, mais je ne les ai jamais lus ; dommage, j’aurais aimé la connaître mieux, j’étais si petit quand elle est morte.<br />— Je reprends…</p>
<p style="text-align: justify;">« Écrire, c’est aussi créer des mondes… ! Je t’ai désirée et j’en ai désiré d’autres, tellement d’autres, des multitudes, j’ai tant d’envies, tant de désirs d’expérimenter. Ne me juge pas, ne me reproche pas ta vie ! Regarde, tu fais de même à ton échelle, regarde ! Ce visage d’homme dans les montagnes qui te trouble, et te voilà à rêver poser tes lèvres sur les siennes, et partir avec lui dans les hautes steppes ; et cet autre complètement différent, dans un autre pays, d’un autre âge, aussi blond que le premier est brun, et tu projettes une autre vie dans ses bras : tu ne veux pas choisir, tu les veux tous, et moi aussi, me comprends-tu, moi aussi. Mais tes rêveries ne sont que des jeux d’enfants. Je t’apprendrai à voir grand, à bouger les mondes plus avant, car par toi j’apprends plus que par d’autres. Je te montrerai mon enfant, ma chose, ma pensée préférée. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cet extrait est tiré d’<em>Immortelle</em>, tome 2 – <em>Les Ombres et les Lumières</em>, deuxième volet de la série de romans initiatiques où Léa traverse la mémoire des âmes et les seuils entre les mondes. <a href="https://catherineberaud.com/romans/">Découvrir la série.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://catherineberaud.com/blog/">← Retour au Blog</a></p></div>
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		<title>Canalisation de Mozart – Immortelle, tome 1</title>
		<link>https://catherineberaud.com/canalisation-mozart-immortelle-tome-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 14:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner" data-et-multi-view="{&quot;schema&quot;:{&quot;content&quot;:{&quot;desktop&quot;:&quot;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Parmi les pages laiss\u00e9es par Blanche, L\u00e9a d\u00e9couvre un texte d\u2019un genre particulier\u00a0: non pas le souvenir d\u2019une vie ant\u00e9rieure, mais des mots qu\u2019un esprit serait venu souffler. Ici, c\u2019est Mozart qui parle \u2013 ou plut\u00f4t qui chante encore, par-del\u00e0 la mort, la musique qui ne cesse de danser en lui. Je vous laisse l\u2019entendre.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Mozart joue encore&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Alors pour toi ma ch\u00e9rie, je vais lire ces pages, elles sont dans la partie des textes inspir\u00e9s\u00a0; ainsi notre auteur ne semble pas croire que Mozart fut une de ses incarnations, mais plut\u00f4t qu\u2019il lui a inspir\u00e9 ces mots. Je lis\u00a0:&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Voici le texte, quand je suis Cela, que je suis Lui\u2026 Mozart.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Si seulement je n\u2019\u00e9tais pas mort, mais le suis-je\u00a0?&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La musique continue de danser dans ma t\u00eate, tant d\u2019univers dans ces sons, comme des promenades magiques dans des dimensions subtiles\u2026 Comment ai-je pu cr\u00e9er tant de beaut\u00e9, ces notes, ces farandoles, mon corps se contracte, se d\u00e9tend, mes bras s\u2019affolent pour battre une mesure que seul je per\u00e7ois.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Est-ce l\u00e0 la musique des sph\u00e8res\u00a0? Suis-je dans quelque paradis \u00e0 entendre l\u2019impossible beaut\u00e9 jou\u00e9e par des muses, des \u00eatres c\u00e9lestes assur\u00e9ment\u00a0? J\u2019en suis comme \u00e9tourdi, en transe, mes mains veulent transcrire mais la musique joue si vite dans ma t\u00eate, en ai-je traduit toutes les notes\u00a0? Tant de beaut\u00e9, les vibrations transcendent mon corps et tout mon \u00eatre, je suis comme pris de convulsions, de soubresauts orgasmiques\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Non, je ne suis point mort, je vis dans ces notes, dans ces concertos, avec les musiciens, puissent-ils percevoir ces accords, les jouer pour de vrai en dehors de ma t\u00eate, sublime magnificence, l\u2019entendre de vos instruments, j\u2019en tressaille et n\u2019en crois pas mes oreilles de chair. Quelle jouissance de vous mouvoir par le jeu de mes bras, chaque cellule de mon \u00eatre en vibre, mes mains sont prises de mouvements spontan\u00e9s, libres enfin et livr\u00e9es \u00e0 leur propre vie\u00a0!&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Quelle joie de tout mon \u00eatre, je rends gr\u00e2ce aux muses, \u00e0 Dieu, aux musiciens, au monde\u00a0!&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je rends gr\u00e2ce de vivre cela, de ressentir cela, d\u2019\u00eatre pris par ce charme. Ces mouvements qui montent, qui montent, ces notes qui s\u2019encha\u00eenent, qui tourbillonnent, se r\u00e9pondent. Elles m\u2019emportent, m\u2019ensorcellent, me laissent chancelant, terrass\u00e9, elles ne sont pas de ce monde, j\u2019en suis s\u00fbr maintenant. Qu\u2019ai-je fait pour m\u00e9riter cela, jouir de tant de gr\u00e2ce, entendre vos airs d\u2019outre-espace. Je b\u00e9nis ce don, je b\u00e9nis ces sens subtils qui me laissent percevoir l\u2019impossible, l\u2019herm\u00e9tique \u00e0 tous mes fr\u00e8res\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Cet extrait est tir\u00e9 d\u2019&lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt;, tome 1, premier volet de la s\u00e9rie de romans initiatiques o\u00f9 L\u00e9a traverse la m\u00e9moire des \u00e2mes et les seuils entre les mondes. &lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/romans\/\&quot;&gt;D\u00e9couvrir la s\u00e9rie.&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/blog\/\&quot;&gt;\u2190 Retour au Blog&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;tablet&quot;:&quot;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Parmi les pages laiss\u00e9es par Blanche, L\u00e9a d\u00e9couvre un texte d\u2019un genre particulier : non pas le souvenir d\u2019une vie ant\u00e9rieure, mais des mots qu\u2019un esprit serait venu souffler. Ici, c\u2019est Mozart qui parle \u2013 ou plut\u00f4t qui chante encore, par-del\u00e0 la mort, la musique qui ne cesse de danser en lui. Je vous laisse l\u2019entendre.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Canalisation de Mozart&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Alors pour toi ma ch\u00e9rie, je vais lire ces pages, elles sont dans la partie des textes inspir\u00e9s ; ainsi notre auteur ne semble pas croire que Mozart fut une de ses incarnations, mais plut\u00f4t qu\u2019il lui a inspir\u00e9 ces mots. Je lis :&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Voici le texte, quand je suis Cela, que je suis Lui\u2026 Mozart.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Si seulement je n\u2019\u00e9tais pas mort, mais le suis-je ?&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La musique continue de danser dans ma t\u00eate, tant d\u2019univers dans ces sons, comme des promenades magiques dans des dimensions subtiles\u2026 Comment ai-je pu cr\u00e9er tant de beaut\u00e9, ces notes, ces farandoles, mon corps se contracte, se d\u00e9tend, mes bras s\u2019affolent pour battre une mesure que seul je per\u00e7ois.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Est-ce l\u00e0 la musique des sph\u00e8res ? Suis-je dans quelque paradis \u00e0 entendre l\u2019impossible beaut\u00e9 jou\u00e9e par des muses, des \u00eatres c\u00e9lestes assur\u00e9ment ? J\u2019en suis comme \u00e9tourdi, en transe, mes mains veulent transcrire mais la musique joue si vite dans ma t\u00eate, en ai-je traduit toutes les notes ? Tant de beaut\u00e9, les vibrations transcendent mon corps et tout mon \u00eatre, je suis comme pris de convulsions, de soubresauts orgasmiques\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Non, je ne suis point mort, je vis dans ces notes, dans ces concertos, avec les musiciens, puissent-ils percevoir ces accords, les jouer pour de vrai en dehors de ma t\u00eate, sublime magnificence, l\u2019entendre de vos instruments, j\u2019en tressaille et n\u2019en crois pas mes oreilles de chair. Quelle jouissance de vous mouvoir par le jeu de mes bras, chaque cellule de mon \u00eatre en vibre, mes mains sont prises de mouvements spontan\u00e9s, libres enfin et livr\u00e9es \u00e0 leur propre vie !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Quelle joie de tout mon \u00eatre, je rends gr\u00e2ce aux muses, \u00e0 Dieu, aux musiciens, au monde !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je rends gr\u00e2ce de vivre cela, de ressentir cela, d\u2019\u00eatre pris par ce charme. Ces mouvements qui montent, qui montent, ces notes qui s\u2019encha\u00eenent, qui tourbillonnent, se r\u00e9pondent. Elles m\u2019emportent, m\u2019ensorcellent, me laissent chancelant, terrass\u00e9, elles ne sont pas de ce monde, j\u2019en suis s\u00fbr maintenant. Qu\u2019ai-je fait pour m\u00e9riter cela, jouir de tant de gr\u00e2ce, entendre vos airs d\u2019outre-espace. Je b\u00e9nis ce don, je b\u00e9nis ces sens subtils qui me laissent percevoir l\u2019impossible, l\u2019herm\u00e9tique \u00e0 tous mes fr\u00e8res\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Cet extrait est tir\u00e9 d\u2019&lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt;, tome 1, premier volet de la s\u00e9rie de romans initiatiques o\u00f9 L\u00e9a traverse la m\u00e9moire des \u00e2mes et les seuils entre les mondes. &lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/romans\/\&quot;&gt;D\u00e9couvrir la s\u00e9rie.&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/blog\/\&quot;&gt;\u2190 Retour au Blog&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;phone&quot;:&quot;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Parmi les pages laiss\u00e9es par Blanche, L\u00e9a d\u00e9couvre un texte d\u2019un genre particulier : non pas le souvenir d\u2019une vie ant\u00e9rieure, mais des mots qu\u2019un esprit serait venu souffler. Ici, c\u2019est Mozart qui parle \u2013 ou plut\u00f4t qui chante encore, par-del\u00e0 la mort, la musique qui ne cesse de danser en lui. Je vous laisse l\u2019entendre.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Mozart joue encore&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Alors pour toi ma ch\u00e9rie, je vais lire ces pages, elles sont dans la partie des textes inspir\u00e9s ; ainsi notre auteur ne semble pas croire que Mozart fut une de ses incarnations, mais plut\u00f4t qu\u2019il lui a inspir\u00e9 ces mots. Je lis :&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Voici le texte, quand je suis Cela, que je suis Lui\u2026 Mozart.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Si seulement je n\u2019\u00e9tais pas mort, mais le suis-je ?&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La musique continue de danser dans ma t\u00eate, tant d\u2019univers dans ces sons, comme des promenades magiques dans des dimensions subtiles\u2026 Comment ai-je pu cr\u00e9er tant de beaut\u00e9, ces notes, ces farandoles, mon corps se contracte, se d\u00e9tend, mes bras s\u2019affolent pour battre une mesure que seul je per\u00e7ois.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Est-ce l\u00e0 la musique des sph\u00e8res ? Suis-je dans quelque paradis \u00e0 entendre l\u2019impossible beaut\u00e9 jou\u00e9e par des muses, des \u00eatres c\u00e9lestes assur\u00e9ment ? J\u2019en suis comme \u00e9tourdi, en transe, mes mains veulent transcrire mais la musique joue si vite dans ma t\u00eate, en ai-je traduit toutes les notes ? Tant de beaut\u00e9, les vibrations transcendent mon corps et tout mon \u00eatre, je suis comme pris de convulsions, de soubresauts orgasmiques\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Non, je ne suis point mort, je vis dans ces notes, dans ces concertos, avec les musiciens, puissent-ils percevoir ces accords, les jouer pour de vrai en dehors de ma t\u00eate, sublime magnificence, l\u2019entendre de vos instruments, j\u2019en tressaille et n\u2019en crois pas mes oreilles de chair. Quelle jouissance de vous mouvoir par le jeu de mes bras, chaque cellule de mon \u00eatre en vibre, mes mains sont prises de mouvements spontan\u00e9s, libres enfin et livr\u00e9es \u00e0 leur propre vie !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Quelle joie de tout mon \u00eatre, je rends gr\u00e2ce aux muses, \u00e0 Dieu, aux musiciens, au monde !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je rends gr\u00e2ce de vivre cela, de ressentir cela, d\u2019\u00eatre pris par ce charme. Ces mouvements qui montent, qui montent, ces notes qui s\u2019encha\u00eenent, qui tourbillonnent, se r\u00e9pondent. Elles m\u2019emportent, m\u2019ensorcellent, me laissent chancelant, terrass\u00e9, elles ne sont pas de ce monde, j\u2019en suis s\u00fbr maintenant. Qu\u2019ai-je fait pour m\u00e9riter cela, jouir de tant de gr\u00e2ce, entendre vos airs d\u2019outre-espace. Je b\u00e9nis ce don, je b\u00e9nis ces sens subtils qui me laissent percevoir l\u2019impossible, l\u2019herm\u00e9tique \u00e0 tous mes fr\u00e8res\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Cet extrait est tir\u00e9 d\u2019&lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt;, tome 1, premier volet de la s\u00e9rie de romans initiatiques o\u00f9 L\u00e9a traverse la m\u00e9moire des \u00e2mes et les seuils entre les mondes. &lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/romans\/\&quot;&gt;D\u00e9couvrir la s\u00e9rie.&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;a href=\&quot;https:\/\/catherineberaud.com\/blog\/\&quot;&gt;\u2190 Retour au Blog&lt;\/a&gt;&lt;\/p&gt;&quot;}},&quot;slug&quot;:&quot;et_pb_text&quot;}" data-et-multi-view-load-tablet-hidden="true" data-et-multi-view-load-phone-hidden="true"><p style="text-align: justify;"><em>Parmi les pages laissées par Blanche, Léa découvre un texte d’un genre particulier : non pas le souvenir d’une vie antérieure, mais des mots qu’un esprit serait venu souffler. Ici, c’est Mozart qui parle – ou plutôt qui chante encore, par-delà la mort, la musique qui ne cesse de danser en lui. Je vous laisse l’entendre.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"></h2>
<h2 style="text-align: justify;">Mozart joue encore</h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">— Alors pour toi ma chérie, je vais lire ces pages, elles sont dans la partie des textes inspirés ; ainsi notre auteur ne semble pas croire que Mozart fut une de ses incarnations, mais plutôt qu’il lui a inspiré ces mots. Je lis :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voici le texte, quand je suis Cela, que je suis Lui… Mozart.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si seulement je n’étais pas mort, mais le suis-je ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La musique continue de danser dans ma tête, tant d’univers dans ces sons, comme des promenades magiques dans des dimensions subtiles… Comment ai-je pu créer tant de beauté, ces notes, ces farandoles, mon corps se contracte, se détend, mes bras s’affolent pour battre une mesure que seul je perçois.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Est-ce là la musique des sphères ? Suis-je dans quelque paradis à entendre l’impossible beauté jouée par des muses, des êtres célestes assurément ? J’en suis comme étourdi, en transe, mes mains veulent transcrire mais la musique joue si vite dans ma tête, en ai-je traduit toutes les notes ? Tant de beauté, les vibrations transcendent mon corps et tout mon être, je suis comme pris de convulsions, de soubresauts orgasmiques…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, je ne suis point mort, je vis dans ces notes, dans ces concertos, avec les musiciens, puissent-ils percevoir ces accords, les jouer pour de vrai en dehors de ma tête, sublime magnificence, l’entendre de vos instruments, j’en tressaille et n’en crois pas mes oreilles de chair. Quelle jouissance de vous mouvoir par le jeu de mes bras, chaque cellule de mon être en vibre, mes mains sont prises de mouvements spontanés, libres enfin et livrées à leur propre vie !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quelle joie de tout mon être, je rends grâce aux muses, à Dieu, aux musiciens, au monde !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je rends grâce de vivre cela, de ressentir cela, d’être pris par ce charme. Ces mouvements qui montent, qui montent, ces notes qui s’enchaînent, qui tourbillonnent, se répondent. Elles m’emportent, m’ensorcellent, me laissent chancelant, terrassé, elles ne sont pas de ce monde, j’en suis sûr maintenant. Qu’ai-je fait pour mériter cela, jouir de tant de grâce, entendre vos airs d’outre-espace. Je bénis ce don, je bénis ces sens subtils qui me laissent percevoir l’impossible, l’hermétique à tous mes frères…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cet extrait est tiré d’<em>Immortelle</em>, tome 1, premier volet de la série de romans initiatiques où Léa traverse la mémoire des âmes et les seuils entre les mondes. <a href="https://catherineberaud.com/romans/">Découvrir la série.</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://catherineberaud.com/blog/">← Retour au Blog</a></p></div>
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		<title>Atlantide mon amour &#8211; Roman Immortelle Tome1</title>
		<link>https://catherineberaud.com/atlantide-mon-amour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 13:55:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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Le ciel est sombre d\u00e9j\u00e0, non pas la nuit mais la p\u00e9nombre. Je suis calme, d&rsquo;un calme olympien, si ce n&rsquo;est que je suis sur mon \u00eele, l&rsquo;Atlantide, mon r\u00eave, ma beaut\u00e9, ma perfection.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&rsquo;attends, ils sont partis certainement\u00a0: il n&rsquo;y a que moi ici, rien ne bouge \u00e0 part quelques m\u00e8ches de mes cheveux, quelques plis de la robe\u00a0; elle est blanche ma robe, et longue, blanche et longue pour ce jour tr\u00e8s sp\u00e9cial\u2026 le dernier\u00a0!&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je suis jeune encore, mes cheveux blonds me couvrent le dos, je sens la pierre sur mon front, la douceur de l&rsquo;air sur ma peau. Il fait bon, pourtant le pire se pr\u00e9pare, l&rsquo;in\u00e9vitable. J&rsquo;attends\u2026 bien droite, les yeux riv\u00e9s sur l&rsquo;horizon. Dans cet endroit magnifique que je connais bien, si bien, ce temple et ce jardin o\u00f9 je me suis promen\u00e9e tant de fois, o\u00f9 tant d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements ont eu lieu. Des colonnes surmont\u00e9es d&rsquo;arcades ajoutent leur beaut\u00e9 \u00e0 cet espace puis la mer, enfin, infinie, immense.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&rsquo;attends, je sais que tu vas venir, m&#8217;emporter, me d\u00e9livrer de ce corps de chair. Fuir, pourquoi fuir\u00a0? Porter cette connaissance ailleurs et reproduire ce qui s&rsquo;en vient\u00a0? L&rsquo;homme n&rsquo;est pas pr\u00eat, l&rsquo;humanit\u00e9 n&rsquo;est pas pr\u00eate, ils n&rsquo;ont pas compris, j&#8217;emporte tout cela avec moi.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Sauver ma vie, qu&rsquo;importe, j&rsquo;ai v\u00e9cu, je ne fuirai pas. La pr\u00eatresse en moi lance une derni\u00e8re pri\u00e8re : \u00ab Mon Dieu, qu&rsquo;avons-nous fait\u2026 Puissent-ils nous pardonner\u2026 \u00bb&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais le temps s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 et elle est comme hypnotis\u00e9e par la mer, il n&rsquo;y a plus un oiseau, plus un seul animal, seulement ce silence, si intense, si p\u00e9n\u00e9trant. Et la voil\u00e0, enfin, l&rsquo;attendue, la bienvenue peut-\u00eatre, celle qui effacera les erreurs, est-ce bien elle\u00a0? si loin encore et pourtant si proche\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La Vague, la Seule, l&rsquo;Unique, je suis pr\u00eate\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;tablet&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;\/strong&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Atlantide \u2013 la derni\u00e8re pr\u00eatresse&lt;\/strong&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Certaines m\u00e9moires sont plus anciennes que le monde que nous connaissons. Celle-ci m&#039;arrive d&#039;une terre engloutie, d&#039;une vie o\u00f9 je fus pr\u00eatresse. Je n&#039;en garde qu&#039;un instant, le dernier, et la voix d&#039;une femme qui regarde monter la mer. Je la transcris telle qu&#039;elle se donne.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je suis l\u00e0, face \u00e0 la mer, je ne sens pas le vent, il n&#039;y en a pas, tout au plus une l\u00e9g\u00e8re brise. Le ciel est sombre d\u00e9j\u00e0, non pas la nuit mais la p\u00e9nombre. Je suis calme, d&#039;un calme olympien, si ce n&#039;est que je suis sur mon \u00eele, l&#039;Atlantide, mon r\u00eave, ma beaut\u00e9, ma perfection.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&#039;attends, ils sont partis certainement : il n&#039;y a que moi ici, rien ne bouge \u00e0 part quelques m\u00e8ches de mes cheveux, quelques plis de la robe ; elle est blanche ma robe, et longue, blanche et longue pour ce jour tr\u00e8s sp\u00e9cial\u2026 le dernier !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je suis jeune encore, mes cheveux blonds me couvrent le dos, je sens la pierre sur mon front, la douceur de l&#039;air sur ma peau. Il fait bon, pourtant le pire se pr\u00e9pare, l&#039;in\u00e9vitable. J&#039;attends\u2026 bien droite, les yeux riv\u00e9s sur l&#039;horizon. Dans cet endroit magnifique que je connais bien, si bien, ce temple et ce jardin o\u00f9 je me suis promen\u00e9e tant de fois, o\u00f9 tant d&#039;\u00e9v\u00e9nements ont eu lieu. Des colonnes surmont\u00e9es d&#039;arcades ajoutent leur beaut\u00e9 \u00e0 cet espace puis la mer, enfin, infinie, immense.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&#039;attends, je sais que tu vas venir, m&#039;emporter, me d\u00e9livrer de ce corps de chair. Fuir, pourquoi fuir ? Porter cette connaissance ailleurs et reproduire ce qui s&#039;en vient ? L&#039;homme n&#039;est pas pr\u00eat, l&#039;humanit\u00e9 n&#039;est pas pr\u00eate, ils n&#039;ont pas compris, j&#039;emporte tout cela avec moi.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Sauver ma vie, qu&#039;importe, j&#039;ai v\u00e9cu, je ne fuirai pas. 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Et la voil\u00e0, enfin, l&#039;attendue, la bienvenue peut-\u00eatre, celle qui effacera les erreurs, est-ce bien elle ? si loin encore et pourtant si proche\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La Vague, la Seule, l&#039;Unique, je suis pr\u00eate\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;phone&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;\/strong&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Atlantide \u2013 la derni\u00e8re pr\u00eatresse&lt;\/strong&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Certaines m\u00e9moires sont plus anciennes que le monde que nous connaissons. Celle-ci m&#039;arrive d&#039;une terre engloutie, d&#039;une vie o\u00f9 je fus pr\u00eatresse. Je n&#039;en garde qu&#039;un instant, le dernier, et la voix d&#039;une femme qui regarde monter la mer. Je la transcris telle qu&#039;elle se donne.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je suis l\u00e0, face \u00e0 la mer, je ne sens pas le vent, il n&#039;y en a pas, tout au plus une l\u00e9g\u00e8re brise. Le ciel est sombre d\u00e9j\u00e0, non pas la nuit mais la p\u00e9nombre. Je suis calme, d&#039;un calme olympien, si ce n&#039;est que je suis sur mon \u00eele, l&#039;Atlantide, mon r\u00eave, ma beaut\u00e9, ma perfection.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&#039;attends, ils sont partis certainement : il n&#039;y a que moi ici, rien ne bouge \u00e0 part quelques m\u00e8ches de mes cheveux, quelques plis de la robe ; elle est blanche ma robe, et longue, blanche et longue pour ce jour tr\u00e8s sp\u00e9cial\u2026 le dernier !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je suis jeune encore, mes cheveux blonds me couvrent le dos, je sens la pierre sur mon front, la douceur de l&#039;air sur ma peau. Il fait bon, pourtant le pire se pr\u00e9pare, l&#039;in\u00e9vitable. J&#039;attends\u2026 bien droite, les yeux riv\u00e9s sur l&#039;horizon. Dans cet endroit magnifique que je connais bien, si bien, ce temple et ce jardin o\u00f9 je me suis promen\u00e9e tant de fois, o\u00f9 tant d&#039;\u00e9v\u00e9nements ont eu lieu. Des colonnes surmont\u00e9es d&#039;arcades ajoutent leur beaut\u00e9 \u00e0 cet espace puis la mer, enfin, infinie, immense.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;J&#039;attends, je sais que tu vas venir, m&#039;emporter, me d\u00e9livrer de ce corps de chair. Fuir, pourquoi fuir ? Porter cette connaissance ailleurs et reproduire ce qui s&#039;en vient ? L&#039;homme n&#039;est pas pr\u00eat, l&#039;humanit\u00e9 n&#039;est pas pr\u00eate, ils n&#039;ont pas compris, j&#039;emporte tout cela avec moi.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Sauver ma vie, qu&#039;importe, j&#039;ai v\u00e9cu, je ne fuirai pas. La pr\u00eatresse en moi lance une derni\u00e8re pri\u00e8re : \u00ab Mon Dieu, qu&#039;avons-nous fait\u2026 Puissent-ils nous pardonner\u2026 \u00bb&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais le temps s&#039;est arr\u00eat\u00e9 et elle est comme hypnotis\u00e9e par la mer, il n&#039;y a plus un oiseau, plus un seul animal, seulement ce silence, si intense, si p\u00e9n\u00e9trant. Et la voil\u00e0, enfin, l&#039;attendue, la bienvenue peut-\u00eatre, celle qui effacera les erreurs, est-ce bien elle ? si loin encore et pourtant si proche\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;La Vague, la Seule, l&#039;Unique, je suis pr\u00eate\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;}},&quot;slug&quot;:&quot;et_pb_text&quot;}" data-et-multi-view-load-tablet-hidden="true" data-et-multi-view-load-phone-hidden="true"><h2 style="text-align: justify;"><strong></strong></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Atlantide – la dernière prêtresse</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Certaines mémoires sont plus anciennes que le monde que nous connaissons. Celle-ci m&rsquo;arrive d&rsquo;une terre engloutie, d&rsquo;une vie où je fus prêtresse. Je n&rsquo;en garde qu&rsquo;un instant, le dernier, et la voix d&rsquo;une femme qui regarde monter la mer. Je la transcris telle qu&rsquo;elle se donne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je suis là, face à la mer, je ne sens pas le vent, il n&rsquo;y en a pas, tout au plus une légère brise. Le ciel est sombre déjà, non pas la nuit mais la pénombre. Je suis calme, d&rsquo;un calme olympien, si ce n&rsquo;est que je suis sur mon île, l&rsquo;Atlantide, mon rêve, ma beauté, ma perfection.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&rsquo;attends, ils sont partis certainement : il n&rsquo;y a que moi ici, rien ne bouge à part quelques mèches de mes cheveux, quelques plis de la robe ; elle est blanche ma robe, et longue, blanche et longue pour ce jour très spécial… le dernier !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je suis jeune encore, mes cheveux blonds me couvrent le dos, je sens la pierre sur mon front, la douceur de l&rsquo;air sur ma peau. Il fait bon, pourtant le pire se prépare, l&rsquo;inévitable. J&rsquo;attends… bien droite, les yeux rivés sur l&rsquo;horizon. Dans cet endroit magnifique que je connais bien, si bien, ce temple et ce jardin où je me suis promenée tant de fois, où tant d&rsquo;événements ont eu lieu. Des colonnes surmontées d&rsquo;arcades ajoutent leur beauté à cet espace puis la mer, enfin, infinie, immense.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&rsquo;attends, je sais que tu vas venir, m&#8217;emporter, me délivrer de ce corps de chair. Fuir, pourquoi fuir ? Porter cette connaissance ailleurs et reproduire ce qui s&rsquo;en vient ? L&rsquo;homme n&rsquo;est pas prêt, l&rsquo;humanité n&rsquo;est pas prête, ils n&rsquo;ont pas compris, j&#8217;emporte tout cela avec moi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sauver ma vie, qu&rsquo;importe, j&rsquo;ai vécu, je ne fuirai pas. La prêtresse en moi lance une dernière prière : « Mon Dieu, qu&rsquo;avons-nous fait… Puissent-ils nous pardonner… »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais le temps s&rsquo;est arrêté et elle est comme hypnotisée par la mer, il n&rsquo;y a plus un oiseau, plus un seul animal, seulement ce silence, si intense, si pénétrant. Et la voilà, enfin, l&rsquo;attendue, la bienvenue peut-être, celle qui effacera les erreurs, est-ce bien elle ? si loin encore et pourtant si proche…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Vague, la Seule, l&rsquo;Unique, je suis prête…</em></p></div>
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		<title>Mon Île &#8211; Roman Immortelle Tome1</title>
		<link>https://catherineberaud.com/mon-ile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 13:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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Comment comprendre, quand on est une petite fille, ce qui se joue chez les adultes. Mes yeux \u00e9taient grands ouverts sur le monde, sur ceux qui m&rsquo;entouraient, toi ma nounou, mon univers, qui accours au moindre de mes pleurs, toi ma m\u00e8re que je vois peu, et ce p\u00e8re souvent absent. On me colle sur tes genoux quand tu nous fais l&rsquo;honneur de ta pr\u00e9sence, pour te rappeler que j&rsquo;existe, moi ta fille unique\u00a0!&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Tu aimes ta nounou, petite ch\u00e9rie\u00a0? Quand tu seras grande, je te la donnerai.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Oui P\u00e8re, beaucoup, mais je ne comprenais pas ces mots\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Nounou pour moi, cela voulait dire douceur, amour, c\u00e2lin, jeux, rire, attention. Nounou \u00e9tait mon monde, la presque totalit\u00e9 de ma vie. M\u00e8re et p\u00e8re ne voulaient presque rien dire. Il me la donnerait, comment fait-on cela\u00a0? C&rsquo;est moi qui lui appartenais, moi, sa princesse ch\u00e9rie, sa petite reine, sa joie, son bonheur sur la terre. Je sens encore la douceur sur ma joue de ses seins g\u00e9n\u00e9reux. Si je ne t&rsquo;avais pas eue, je serais morte, oui morte de manque d&rsquo;attention, morte de froid malgr\u00e9 la chaleur des tropiques, morte de honte. J&rsquo;ai ouvert les yeux sur ton visage, j&rsquo;ai senti tout de suite que je serais importante pour toi, ta petite chose si fragile, si menue.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Occupez-vous-en, t&rsquo;avait-on dit, madame se repose.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je commen\u00e7ais \u00e0 renifler, Nicolas me tendit un bout de tissu.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 L\u00e9a\u00a0? Si cela t&rsquo;attriste, laisse l\u00e0 ce texte.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Non, je veux bien conna\u00eetre la suite, mais veux-tu bien me la lire, s&rsquo;il te pla\u00eet.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Nicolas saisit le recueil et reprit\u00a0:&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Occupez-vous-en, t&rsquo;avait-on dit, madame se repose.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Et comme \u00e7a, par habitude, parce que tu \u00e9tais l\u00e0, tu es devenue ma nounou, et je n&rsquo;ai plus voulu que toi pour me bercer, pour me changer, me c\u00e2liner. Je hurlais ton nom quand ils voulaient t&rsquo;arracher \u00e0 moi pour une autre plus convenable \u00e0 leur go\u00fbt. Je pleurais tellement, je refusais de me nourrir et toujours tu revenais.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Petite ch\u00e9rie, il te faut manger, nounou va te pr\u00e9parer un bon repas, viens avec moi \u00e0 la cuisine.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Et je partais dans ses bras, la t\u00eate dans son cou, je ne bougeais plus, elle me posait sur la grande table, et me confectionnait un festin, avec tout ce que j&rsquo;aimais, car elle savait tout de mes go\u00fbts. Un jour, mes parents renonc\u00e8rent \u00e0 me la changer, si celle-ci lui convient, eh bien, que cette enfant la garde. Je grandis, j&rsquo;appris \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire, je d\u00e9vorais les livres que de grands bateaux ramenaient de la France\u00a0; c&rsquo;est comme cela que s&rsquo;appelle ce pays lointain que je ne connaissais pas, berceau de ma famille\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;tablet&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mon \u00cele \u2013 l&#039;enfant et sa nounou&lt;\/strong&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\n&lt;\/p&gt;&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Il est des m\u00e9moires qui ne demandent qu&#039;\u00e0 \u00eatre lues pour se r\u00e9veiller. Celle-ci dormait dans un vieux recueil : l&#039;enfance d&#039;une petite fille n\u00e9e sur une \u00eele des tropiques, dans une famille qu&#039;elle n&#039;avait pas choisie, et l&#039;amour immense qu&#039;elle portait \u00e0 sa nounou. En voici les premi\u00e8res pages.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Je n&#039;ai pas le sentiment d&#039;avoir choisi de na\u00eetre dans cette famille, et je n&#039;ai pas fait le choix de poss\u00e9der des esclaves. Comment comprendre, quand on est une petite fille, ce qui se joue chez les adultes. Mes yeux \u00e9taient grands ouverts sur le monde, sur ceux qui m&#039;entouraient, toi ma nounou, mon univers, qui accours au moindre de mes pleurs, toi ma m\u00e8re que je vois peu, et ce p\u00e8re souvent absent. On me colle sur tes genoux quand tu nous fais l&#039;honneur de ta pr\u00e9sence, pour te rappeler que j&#039;existe, moi ta fille unique !&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Tu aimes ta nounou, petite ch\u00e9rie ? Quand tu seras grande, je te la donnerai.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Oui P\u00e8re, beaucoup, mais je ne comprenais pas ces mots\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Nounou pour moi, cela voulait dire douceur, amour, c\u00e2lin, jeux, rire, attention. Nounou \u00e9tait mon monde, la presque totalit\u00e9 de ma vie. M\u00e8re et p\u00e8re ne voulaient presque rien dire. Il me la donnerait, comment fait-on cela ? C&#039;est moi qui lui appartenais, moi, sa princesse ch\u00e9rie, sa petite reine, sa joie, son bonheur sur la terre. Je sens encore la douceur sur ma joue de ses seins g\u00e9n\u00e9reux. Si je ne t&#039;avais pas eue, je serais morte, oui morte de manque d&#039;attention, morte de froid malgr\u00e9 la chaleur des tropiques, morte de honte. J&#039;ai ouvert les yeux sur ton visage, j&#039;ai senti tout de suite que je serais importante pour toi, ta petite chose si fragile, si menue.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Occupez-vous-en, t&#039;avait-on dit, madame se repose.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je commen\u00e7ais \u00e0 renifler, Nicolas me tendit un bout de tissu.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 L\u00e9a ? Si cela t&#039;attriste, laisse l\u00e0 ce texte.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Non, je veux bien conna\u00eetre la suite, mais veux-tu bien me la lire, s&#039;il te pla\u00eet.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Nicolas saisit le recueil et reprit :&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Occupez-vous-en, t&#039;avait-on dit, madame se repose.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Et comme \u00e7a, par habitude, parce que tu \u00e9tais l\u00e0, tu es devenue ma nounou, et je n&#039;ai plus voulu que toi pour me bercer, pour me changer, me c\u00e2liner. Je hurlais ton nom quand ils voulaient t&#039;arracher \u00e0 moi pour une autre plus convenable \u00e0 leur go\u00fbt. Je pleurais tellement, je refusais de me nourrir et toujours tu revenais.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;\u2014 Petite ch\u00e9rie, il te faut manger, nounou va te pr\u00e9parer un bon repas, viens avec moi \u00e0 la cuisine.&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;em&gt;Et je partais dans ses bras, la t\u00eate dans son cou, je ne bougeais plus, elle me posait sur la grande table, et me confectionnait un festin, avec tout ce que j&#039;aimais, car elle savait tout de mes go\u00fbts. Un jour, mes parents renonc\u00e8rent \u00e0 me la changer, si celle-ci lui convient, eh bien, que cette enfant la garde. Je grandis, j&#039;appris \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire, je d\u00e9vorais les livres que de grands bateaux ramenaient de la France ; c&#039;est comme cela que s&#039;appelle ce pays lointain que je ne connaissais pas, berceau de ma famille\u2026&lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;&quot;}},&quot;slug&quot;:&quot;et_pb_text&quot;}" data-et-multi-view-load-tablet-hidden="true"><h2 style="text-align: justify;"><strong>Mon Île – l&rsquo;enfant et sa nounou</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Il est des mémoires qui ne demandent qu&rsquo;à être lues pour se réveiller. Celle-ci dormait dans un vieux recueil : l&rsquo;enfance d&rsquo;une petite fille née sur une île des tropiques, dans une famille qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas choisie, et l&rsquo;amour immense qu&rsquo;elle portait à sa nounou. En voici les premières pages.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je n&rsquo;ai pas le sentiment d&rsquo;avoir choisi de naître dans cette famille, et je n&rsquo;ai pas fait le choix de posséder des esclaves. Comment comprendre, quand on est une petite fille, ce qui se joue chez les adultes. Mes yeux étaient grands ouverts sur le monde, sur ceux qui m&rsquo;entouraient, toi ma nounou, mon univers, qui accours au moindre de mes pleurs, toi ma mère que je vois peu, et ce père souvent absent. On me colle sur tes genoux quand tu nous fais l&rsquo;honneur de ta présence, pour te rappeler que j&rsquo;existe, moi ta fille unique !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Tu aimes ta nounou, petite chérie ? Quand tu seras grande, je te la donnerai.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Oui Père, beaucoup, mais je ne comprenais pas ces mots…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nounou pour moi, cela voulait dire douceur, amour, câlin, jeux, rire, attention. Nounou était mon monde, la presque totalité de ma vie. Mère et père ne voulaient presque rien dire. Il me la donnerait, comment fait-on cela ? C&rsquo;est moi qui lui appartenais, moi, sa princesse chérie, sa petite reine, sa joie, son bonheur sur la terre. Je sens encore la douceur sur ma joue de ses seins généreux. Si je ne t&rsquo;avais pas eue, je serais morte, oui morte de manque d&rsquo;attention, morte de froid malgré la chaleur des tropiques, morte de honte. J&rsquo;ai ouvert les yeux sur ton visage, j&rsquo;ai senti tout de suite que je serais importante pour toi, ta petite chose si fragile, si menue.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Occupez-vous-en, t&rsquo;avait-on dit, madame se repose.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je commençais à renifler, Nicolas me tendit un bout de tissu.</p>
<p style="text-align: justify;">— Léa ? Si cela t&rsquo;attriste, laisse là ce texte.</p>
<p style="text-align: justify;">— Non, je veux bien connaître la suite, mais veux-tu bien me la lire, s&rsquo;il te plaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas saisit le recueil et reprit :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Occupez-vous-en, t&rsquo;avait-on dit, madame se repose.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et comme ça, par habitude, parce que tu étais là, tu es devenue ma nounou, et je n&rsquo;ai plus voulu que toi pour me bercer, pour me changer, me câliner. Je hurlais ton nom quand ils voulaient t&rsquo;arracher à moi pour une autre plus convenable à leur goût. Je pleurais tellement, je refusais de me nourrir et toujours tu revenais.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Petite chérie, il te faut manger, nounou va te préparer un bon repas, viens avec moi à la cuisine.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et je partais dans ses bras, la tête dans son cou, je ne bougeais plus, elle me posait sur la grande table, et me confectionnait un festin, avec tout ce que j&rsquo;aimais, car elle savait tout de mes goûts. Un jour, mes parents renoncèrent à me la changer, si celle-ci lui convient, eh bien, que cette enfant la garde. Je grandis, j&rsquo;appris à lire et à écrire, je dévorais les livres que de grands bateaux ramenaient de la France ; c&rsquo;est comme cela que s&rsquo;appelle ce pays lointain que je ne connaissais pas, berceau de ma famille…</em></p></div>
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			</item>
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		<title>Les Amis Merveilleux &#8211; Les Vies Antérieures</title>
		<link>https://catherineberaud.com/les-amis-merveilleux-extrait-tome-3-immortelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 14:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner" data-et-multi-view="{&quot;schema&quot;:{&quot;content&quot;:{&quot;desktop&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Les Amis Merveilleux \u2013 La m\u00e9moire de l&rsquo;\u00e2me&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Se souvenir d&rsquo;une vie ant\u00e9rieure, est-ce seulement se rappeler\u00a0? Pour L\u00e9a, non. Ce n&rsquo;est pas relire une vieille histoire \u00e0 distance\u00a0: c&rsquo;est y retomber tout enti\u00e8re, reprendre intactes les \u00e9motions d&rsquo;autrefois, redevenir l&rsquo;espace d&rsquo;un souffle celle qu&rsquo;elle fut.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Dans cet extrait des &lt;em&gt;Amis Merveilleux&lt;\/em&gt; \u2013 troisi\u00e8me tome de la s\u00e9rie &lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt; \u2013, un petit cercle l&rsquo;interroge. J\u00e9r\u00f4me et les autres voudraient comprendre ce que recouvre vraiment la m\u00e9moire de l&rsquo;\u00e2me\u00a0: non pas une curiosit\u00e9, mais une plong\u00e9e. L\u00e9a cherche les mots \u2013 Florentine \u00e9teinte au fond d&rsquo;une oubliette, les retrouvailles avec L\u00e9ontine, ces noms anciens que l&rsquo;on se surprend \u00e0 murmurer \u2013 pour dire cette conscience \u00e9largie qui, par-del\u00e0 les cinq sens, relie le visible et l&rsquo;invisible.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laissons-lui la parole\u2026&lt;\/strong&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;J&rsquo;acquies\u00e7ai, et expliquai que, oui parfois c&rsquo;\u00e9tait magique, et parfois les images, les sensations qui venaient de ces autres vies, n&rsquo;\u00e9taient pas agr\u00e9ables. Je parlai de la fin de vie de Florentine au fond d&rsquo;une oubliette par exemple\u2026 et comment j&rsquo;\u00e9tais entr\u00e9e en contact avec son esprit, pour adoucir ses derniers instants.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je racontai que pour moi les vies ant\u00e9rieures, ce n&rsquo;\u00e9tait pas seulement se souvenir d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 telle ou telle personne, dans une situation quelconque. C&rsquo;\u00e9tait \u00caTRE cette personne, et reprendre le flot des \u00e9motions de ce qui se vivait alors. Et pour les souvenirs, parfois toute la connaissance se d\u00e9voilait en une fraction de seconde\u2026 les images, les sentiments, les \u00e9motions. Cela arrivait quand je revivais une situation identique, ou que la personne avec laquelle je me trouvais, reproduisait le m\u00eame geste, le geste ancien de cette autre vie\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Parfois, c&rsquo;\u00e9tait comme un puzzle, c&rsquo;\u00e9tait un \u00e9l\u00e9ment ici et un autre souvenir \u00e0 un autre moment, et tout prenait forme, tout s&#8217;embo\u00eetait parfaitement jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9senter le tableau complet. Je crus me rappeler que Blanche l&rsquo;exprimait ainsi, elle aussi dans son livre.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je suis en train de le vivre l\u00e0, avec L\u00e9ontine, dis-je. Les souvenirs reviennent doucement et nous nous surprenons \u00e0 nous appeler de nos anciens noms affectueusement, et nous replongeons parfois dans un autre temps pendant quelques secondes\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je n&rsquo;osais pas parler de Lucas et du fait qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 le fr\u00e8re de Blanche\u00a0; je ne pensais pas qu&rsquo;il s&rsquo;en soit ouvert \u00e0 quiconque. Je repris\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Voyez-vous J\u00e9r\u00f4me, quand on a le d\u00e9sir, comme vous l&rsquo;exprimiez, de se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures, c&rsquo;est souvent plus dans le sens de se rappeler des histoires par curiosit\u00e9. Mais nous n&rsquo;avons pas id\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0 de ce que cela est vraiment. Comme je le disais, ce n&rsquo;est donc pas seulement se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures ou pas. Ce n&rsquo;est pas juste un souvenir comme \u00e7a, comme on se rappelle quelque chose de vague. C&rsquo;est reprendre toutes les \u00e9motions, tous les sentiments qui vont avec.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Comment l&rsquo;expliquez-vous\u00a0? demanda J\u00e9r\u00f4me.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Oui, reprirent les autres, comment est-ce possible, selon vous\u00a0?&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je pense que c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9tat de conscience modifi\u00e9e, une perception inhabituelle de l&rsquo;espace et du temps assur\u00e9ment. Nous pourrions dire une expansion de conscience dans le sens de percevoir au-del\u00e0 de nos cinq sens ou plut\u00f4t en dehors\u00a0; la capacit\u00e9 \u00e0 se relier \u00e0 l&rsquo;ensemble des dimensions visibles et invisibles.&lt;\/p&gt;&quot;,&quot;tablet&quot;:&quot;&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;\/h2&gt;\n&lt;h2 style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Les Amis Merveilleux \u2013 La m\u00e9moire de l&#039;\u00e2me&lt;\/h2&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Se souvenir d&#039;une vie ant\u00e9rieure, est-ce seulement se rappeler ? Pour L\u00e9a, non. Ce n&#039;est pas relire une vieille histoire \u00e0 distance : c&#039;est y retomber tout enti\u00e8re, reprendre intactes les \u00e9motions d&#039;autrefois, redevenir l&#039;espace d&#039;un souffle celle qu&#039;elle fut.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Dans cet extrait des &lt;em&gt;Amis Merveilleux&lt;\/em&gt; \u2013 troisi\u00e8me tome de la s\u00e9rie &lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt; \u2013, un petit cercle l&#039;interroge. J\u00e9r\u00f4me et les autres voudraient comprendre ce que recouvre vraiment la m\u00e9moire de l&#039;\u00e2me : non pas une curiosit\u00e9, mais une plong\u00e9e. L\u00e9a cherche les mots \u2013 Florentine \u00e9teinte au fond d&#039;une oubliette, les retrouvailles avec L\u00e9ontine, ces noms anciens que l&#039;on se surprend \u00e0 murmurer \u2013 pour dire cette conscience \u00e9largie qui, par-del\u00e0 les cinq sens, relie le visible et l&#039;invisible.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laissons-lui la parole\u2026&lt;\/strong&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;J&#039;acquies\u00e7ai, et expliquai que, oui parfois c&#039;\u00e9tait magique, et parfois les images, les sensations qui venaient de ces autres vies, n&#039;\u00e9taient pas agr\u00e9ables. Je parlai de la fin de vie de Florentine au fond d&#039;une oubliette par exemple\u2026 et comment j&#039;\u00e9tais entr\u00e9e en contact avec son esprit, pour adoucir ses derniers instants.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je racontai que pour moi les vies ant\u00e9rieures, ce n&#039;\u00e9tait pas seulement se souvenir d&#039;avoir \u00e9t\u00e9 telle ou telle personne, dans une situation quelconque. C&#039;\u00e9tait \u00caTRE cette personne, et reprendre le flot des \u00e9motions de ce qui se vivait alors. Et pour les souvenirs, parfois toute la connaissance se d\u00e9voilait en une fraction de seconde\u2026 les images, les sentiments, les \u00e9motions. Cela arrivait quand je revivais une situation identique, ou que la personne avec laquelle je me trouvais, reproduisait le m\u00eame geste, le geste ancien de cette autre vie\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Parfois, c&#039;\u00e9tait comme un puzzle, c&#039;\u00e9tait un \u00e9l\u00e9ment ici et un autre souvenir \u00e0 un autre moment, et tout prenait forme, tout s&#039;embo\u00eetait parfaitement jusqu&#039;\u00e0 pr\u00e9senter le tableau complet. Je crus me rappeler que Blanche l&#039;exprimait ainsi, elle aussi dans son livre.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je suis en train de le vivre l\u00e0, avec L\u00e9ontine, dis-je. Les souvenirs reviennent doucement et nous nous surprenons \u00e0 nous appeler de nos anciens noms affectueusement, et nous replongeons parfois dans un autre temps pendant quelques secondes\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je n&#039;osais pas parler de Lucas et du fait qu&#039;il avait \u00e9t\u00e9 le fr\u00e8re de Blanche ; je ne pensais pas qu&#039;il s&#039;en soit ouvert \u00e0 quiconque. Je repris\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Voyez-vous J\u00e9r\u00f4me, quand on a le d\u00e9sir, comme vous l&#039;exprimiez, de se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures, c&#039;est souvent plus dans le sens de se rappeler des histoires par curiosit\u00e9. Mais nous n&#039;avons pas id\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0 de ce que cela est vraiment. Comme je le disais, ce n&#039;est donc pas seulement se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures ou pas. Ce n&#039;est pas juste un souvenir comme \u00e7a, comme on se rappelle quelque chose de vague. C&#039;est reprendre toutes les \u00e9motions, tous les sentiments qui vont avec.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Comment l&#039;expliquez-vous ? demanda J\u00e9r\u00f4me.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Oui, reprirent les autres, comment est-ce possible, selon vous ?&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je pense que c&#039;est gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9tat de conscience modifi\u00e9e, une perception inhabituelle de l&#039;espace et du temps assur\u00e9ment. 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Ce n&#039;est pas relire une vieille histoire \u00e0 distance : c&#039;est y retomber tout enti\u00e8re, reprendre intactes les \u00e9motions d&#039;autrefois, redevenir l&#039;espace d&#039;un souffle celle qu&#039;elle fut.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Dans cet extrait des &lt;em&gt;Amis Merveilleux&lt;\/em&gt; \u2013 troisi\u00e8me tome de la s\u00e9rie &lt;em&gt;Immortelle&lt;\/em&gt; \u2013, un petit cercle l&#039;interroge. J\u00e9r\u00f4me et les autres voudraient comprendre ce que recouvre vraiment la m\u00e9moire de l&#039;\u00e2me : non pas une curiosit\u00e9, mais une plong\u00e9e. L\u00e9a cherche les mots \u2013 Florentine \u00e9teinte au fond d&#039;une oubliette, les retrouvailles avec L\u00e9ontine, ces noms anciens que l&#039;on se surprend \u00e0 murmurer \u2013 pour dire cette conscience \u00e9largie qui, par-del\u00e0 les cinq sens, relie le visible et l&#039;invisible.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laissons-lui la parole\u2026&lt;\/strong&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;J&#039;acquies\u00e7ai, et expliquai que, oui parfois c&#039;\u00e9tait magique, et parfois les images, les sensations qui venaient de ces autres vies, n&#039;\u00e9taient pas agr\u00e9ables. Je parlai de la fin de vie de Florentine au fond d&#039;une oubliette par exemple\u2026 et comment j&#039;\u00e9tais entr\u00e9e en contact avec son esprit, pour adoucir ses derniers instants.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je racontai que pour moi les vies ant\u00e9rieures, ce n&#039;\u00e9tait pas seulement se souvenir d&#039;avoir \u00e9t\u00e9 telle ou telle personne, dans une situation quelconque. C&#039;\u00e9tait \u00caTRE cette personne, et reprendre le flot des \u00e9motions de ce qui se vivait alors. Et pour les souvenirs, parfois toute la connaissance se d\u00e9voilait en une fraction de seconde\u2026 les images, les sentiments, les \u00e9motions. Cela arrivait quand je revivais une situation identique, ou que la personne avec laquelle je me trouvais, reproduisait le m\u00eame geste, le geste ancien de cette autre vie\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Parfois, c&#039;\u00e9tait comme un puzzle, c&#039;\u00e9tait un \u00e9l\u00e9ment ici et un autre souvenir \u00e0 un autre moment, et tout prenait forme, tout s&#039;embo\u00eetait parfaitement jusqu&#039;\u00e0 pr\u00e9senter le tableau complet. Je crus me rappeler que Blanche l&#039;exprimait ainsi, elle aussi dans son livre.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je suis en train de le vivre l\u00e0, avec L\u00e9ontine, dis-je. Les souvenirs reviennent doucement et nous nous surprenons \u00e0 nous appeler de nos anciens noms affectueusement, et nous replongeons parfois dans un autre temps pendant quelques secondes\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;Je n&#039;osais pas parler de Lucas et du fait qu&#039;il avait \u00e9t\u00e9 le fr\u00e8re de Blanche ; je ne pensais pas qu&#039;il s&#039;en soit ouvert \u00e0 quiconque. Je repris\u2026&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Voyez-vous J\u00e9r\u00f4me, quand on a le d\u00e9sir, comme vous l&#039;exprimiez, de se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures, c&#039;est souvent plus dans le sens de se rappeler des histoires par curiosit\u00e9. Mais nous n&#039;avons pas id\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0 de ce que cela est vraiment. Comme je le disais, ce n&#039;est donc pas seulement se souvenir de ses vies ant\u00e9rieures ou pas. Ce n&#039;est pas juste un souvenir comme \u00e7a, comme on se rappelle quelque chose de vague. C&#039;est reprendre toutes les \u00e9motions, tous les sentiments qui vont avec.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Comment l&#039;expliquez-vous ? demanda J\u00e9r\u00f4me.&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Oui, reprirent les autres, comment est-ce possible, selon vous ?&lt;\/p&gt;\n&lt;p style=\&quot;text-align: justify;\&quot;&gt;\u2014 Je pense que c&#039;est gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e9tat de conscience modifi\u00e9e, une perception inhabituelle de l&#039;espace et du temps assur\u00e9ment. Nous pourrions dire une expansion de conscience dans le sens de percevoir au-del\u00e0 de nos cinq sens ou plut\u00f4t en dehors ; la capacit\u00e9 \u00e0 se relier \u00e0 l&#039;ensemble des dimensions visibles et invisibles.&lt;\/p&gt;&quot;}},&quot;slug&quot;:&quot;et_pb_text&quot;}" data-et-multi-view-load-tablet-hidden="true" data-et-multi-view-load-phone-hidden="true"><h2 style="text-align: justify;"></h2>
<h2 style="text-align: justify;">Les Amis Merveilleux – La mémoire de l&rsquo;âme</h2>
<p style="text-align: justify;">Se souvenir d&rsquo;une vie antérieure, est-ce seulement se rappeler ? Pour Léa, non. Ce n&rsquo;est pas relire une vieille histoire à distance : c&rsquo;est y retomber tout entière, reprendre intactes les émotions d&rsquo;autrefois, redevenir l&rsquo;espace d&rsquo;un souffle celle qu&rsquo;elle fut.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet extrait des <em>Amis Merveilleux</em> – troisième tome de la série <em>Immortelle</em> –, un petit cercle l&rsquo;interroge. Jérôme et les autres voudraient comprendre ce que recouvre vraiment la mémoire de l&rsquo;âme : non pas une curiosité, mais une plongée. Léa cherche les mots – Florentine éteinte au fond d&rsquo;une oubliette, les retrouvailles avec Léontine, ces noms anciens que l&rsquo;on se surprend à murmurer – pour dire cette conscience élargie qui, par-delà les cinq sens, relie le visible et l&rsquo;invisible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Laissons-lui la parole…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;acquiesçai, et expliquai que, oui parfois c&rsquo;était magique, et parfois les images, les sensations qui venaient de ces autres vies, n&rsquo;étaient pas agréables. Je parlai de la fin de vie de Florentine au fond d&rsquo;une oubliette par exemple… et comment j&rsquo;étais entrée en contact avec son esprit, pour adoucir ses derniers instants.</p>
<p style="text-align: justify;">Je racontai que pour moi les vies antérieures, ce n&rsquo;était pas seulement se souvenir d&rsquo;avoir été telle ou telle personne, dans une situation quelconque. C&rsquo;était ÊTRE cette personne, et reprendre le flot des émotions de ce qui se vivait alors. Et pour les souvenirs, parfois toute la connaissance se dévoilait en une fraction de seconde… les images, les sentiments, les émotions. Cela arrivait quand je revivais une situation identique, ou que la personne avec laquelle je me trouvais, reproduisait le même geste, le geste ancien de cette autre vie…</p>
<p style="text-align: justify;">Parfois, c&rsquo;était comme un puzzle, c&rsquo;était un élément ici et un autre souvenir à un autre moment, et tout prenait forme, tout s&#8217;emboîtait parfaitement jusqu&rsquo;à présenter le tableau complet. Je crus me rappeler que Blanche l&rsquo;exprimait ainsi, elle aussi dans son livre.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je suis en train de le vivre là, avec Léontine, dis-je. Les souvenirs reviennent doucement et nous nous surprenons à nous appeler de nos anciens noms affectueusement, et nous replongeons parfois dans un autre temps pendant quelques secondes…</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&rsquo;osais pas parler de Lucas et du fait qu&rsquo;il avait été le frère de Blanche ; je ne pensais pas qu&rsquo;il s&rsquo;en soit ouvert à quiconque. Je repris…</p>
<p style="text-align: justify;">— Voyez-vous Jérôme, quand on a le désir, comme vous l&rsquo;exprimiez, de se souvenir de ses vies antérieures, c&rsquo;est souvent plus dans le sens de se rappeler des histoires par curiosité. Mais nous n&rsquo;avons pas idée à ce moment-là de ce que cela est vraiment. Comme je le disais, ce n&rsquo;est donc pas seulement se souvenir de ses vies antérieures ou pas. Ce n&rsquo;est pas juste un souvenir comme ça, comme on se rappelle quelque chose de vague. C&rsquo;est reprendre toutes les émotions, tous les sentiments qui vont avec.</p>
<p style="text-align: justify;">— Comment l&rsquo;expliquez-vous ? demanda Jérôme.</p>
<p style="text-align: justify;">— Oui, reprirent les autres, comment est-ce possible, selon vous ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Je pense que c&rsquo;est grâce à un état de conscience modifiée, une perception inhabituelle de l&rsquo;espace et du temps assurément. Nous pourrions dire une expansion de conscience dans le sens de percevoir au-delà de nos cinq sens ou plutôt en dehors ; la capacité à se relier à l&rsquo;ensemble des dimensions visibles et invisibles.</p></div>
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		<title>Les Ombres et les Lumières &#8211; Immortelle, tome 2</title>
		<link>https://catherineberaud.com/les-ombres-et-les-lumieres-immortelle-tome-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Beraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 08:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extraits des livres]]></category>
		<category><![CDATA[Les livres]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Une île, quelque part dans la seconde moitié du XIXe siècle. Éléonore et Nicolas y ont échoué, rendus au sel et au silence. Mais une île déserte ne l&rsquo;est jamais vraiment&nbsp;: sous les frondaisons, derrière une cascade, au creux d&rsquo;un volcan, quelque chose veille. C&rsquo;est là, loin de tout repère, que commence la vraie traversée.</p>
<p>Dans ce deuxième tome de la série <em>Immortelle</em>, je poursuis le récit que m&rsquo;a transmis Éléonore&nbsp;– cette part de moi qui se souvient de ses vies. <em>Les Ombres et les Lumières</em> est un roman initiatique où le merveilleux n&rsquo;est pas un décor, mais une porte. Les fées, les esprits de la nature, les dragons, les Êtres de lumière et les entités de l&rsquo;ombre n&rsquo;y sont pas là pour distraire&nbsp;: ils donnent un visage aux forces que chacun porte en soi.</p>
<p>Ce tome prolonge l&rsquo;éveil amorcé dans le premier volet de la série. On y retrouve Éléonore et Nicolas, mais aussi de nouvelles présences&nbsp;– humaines, animales, subtiles&nbsp;– qui élargissent peu à peu la carte du visible.</p>
<p>La science contemporaine elle-même nous laisse entrevoir que le réel pourrait largement excéder ce que nous en percevons. Le reste&nbsp;– cet envers du décor&nbsp;– n&rsquo;est pas hors d&rsquo;atteinte. Il s&rsquo;approche par d&rsquo;autres chemins que ceux de la raison. C&rsquo;est ce territoire-là qu&rsquo;Éléonore explore, entre ombre et lumière, dans des mondes parallèles où se jouent autant nos peurs que nos élans les plus clairs.</p>
<p>La suivre sur son île, c&rsquo;est accepter de quitter, le temps d&rsquo;un livre, l&rsquo;espace et le temps que nous croyons immuables. Et de se demander, peut-être, si ce monde extraordinaire n&rsquo;est pas plus vrai que celui qui nous rassure. Quitteront-ils l&rsquo;île&#8239;? La vraie question est sans doute ailleurs.</p>
<p><em>Les Ombres et les Lumières</em>&nbsp;– <em>Immortelle</em>, Tome 2 est disponible en version brochée et numérique.</p></div>
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				<a class="et_pb_button et_pb_button_7 et_pb_bg_layout_light" href="https://www.amazon.fr/Ombres-Lumi%C3%A8res-Immortelle-2/dp/2900013038/" target="_blank">Commander</a>
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