UN PEU DE MON HISTOIRE…
Née dans une famille de viticulteurs dans le sud de la France, je me souviens de la descente dans la matière, de ce « saut » dans le vide d’une âme qui plonge vers des plans de plus en plus denses jusqu’à l’incarnation… La mienne !
Il y a donc certaines aptitudes avec lesquelles je suis venue dans cette vie et d’autres qui se sont développées au fil des années et des pratiques de méditation.
Déjà parce que ma mémoire n’a pas été totalement oblitérée au moment de ma naissance.
Enfant, je savais que mes parents étaient mes enfants d’une autre vie. C’était un peu le monde à l’envers.
Enfant, je voulais un singe, je me dessinais un point rouge au milieu du front – lire India –, je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas une nounou de couleur – lire Mon île.
Tout cela s’est éclairci avec le temps : j’étais simplement en contact avec d’autres de mes vies, d’autres incarnations.
Adolescente, j’ai été très attirée par la tradition bouddhiste tibétaine. Nous étions au début des années 80, et je lisais tout ce qui s’y rapportait.
Parallèlement, j’ai suivi des études classiques qui m’ont conduite vers un bac scientifique, puis vers la reprise partielle de l’exploitation familiale pour un temps.
Plus tard, je rencontrai des lamas tibétains ; commença alors un long cheminement dans cette tradition, au travers d’initiations, de pratiques et de retraites intensives.
Tout cela a développé certaines capacités : le voyage astral, la clairaudience, la clairvoyance, ainsi que la clairsentience – soit la perception des autres plans et des êtres invisibles aux yeux de chair.
Vingt-cinq ans plus tard, les transmissions reçues d’un Sage au cours de nombreux voyages en Inde me relient davantage encore à ces vies dites « parallèles » ou « antérieures ».
Ces états modifiés de conscience m’ont permis de recontacter nombre de mes existences passées. C’est ce que j’explore dans Les Amis Merveilleux, le troisième tome de la série Immortelle. J’emploie le terme « revécu » par commodité ; mais en fait, je me retrouve dans l’autre espace-temps, à vivre la scène de l’autre « moi » : nous ne sommes plus qu’un.
Comment cela se produit-il ? Simplement lorsque je me retrouve dans une situation similaire à celle déjà vécue dans un autre corps, ou quand une personne croisée dans une vie antérieure refait le même geste. Il y a alors comme un « téléchargement » de toute l’histoire ; d’autres fois, les choses reviennent petit à petit, comme un puzzle.
C’est parfois extrêmement impressionnant, et c’est ce que je raconte dans ces livres, sous la forme de romans. Je ne cherche pas à le démontrer – je le vis, avec toutes les émotions que cela implique. Et puis il y a ces signes troublants : ces personnes que je reconnais portent souvent les mêmes traits que dans leur vie passée, et retrouvent avec moi des gestes, des façons d’être qui ne trompent pas. Ce qui est parfois amusant !
Une des dernières étapes a été la rencontre d’Êtres spirituels au Brésil, et cette demande des Plans Subtils d’exprimer mes capacités médiumniques.
Et nous en sommes à la naissance de mon aventure d’écriture… Un jour, j’allais à la mer…
La vérité est que j’ai eu un accident de voiture. Une amie est venue peu après. Après avoir écouté mon récit, elle m’a dit : « Ce n’est pas à cette mer que tu dois aller — la Méditerranée — mais à l’autre, l’Atlantique. » Je ne voyais pas trop ce que j’irais y faire.
Puis elle a insisté : « Tu dois te prendre la vague ! Tu dois te prendre la vague ! »
Et là, le souvenir de l’Atlantide m’est revenu : la vague, je me l’étais déjà prise ! Mon amie, elle, était pressée et a dû repartir.
Alors, j’ai écrit le texte « Atlantide mon amour », lire un extrait. Je le lui ai envoyé avec l’idée : Regarde, je l’ai prise la vague, et quelle vague ! Mais elle ne m’a jamais répondu…
Qu’importe, j’étais lancée, et les uns après les autres, les textes s’enchaînèrent. Toutes ces vies que j’avais connectées se voyaient maintenant couchées au format Word !
Par moments, j’entendais – aujourd’hui, on dit « canaliser » – et j’écrivais sous la dictée d’Êtres que je percevais depuis les plans de lumière. Je fis aussi l’expérience d’une merveilleuse rencontre avec l’énergie de Mozart, lire un extrait.
Un jour, je commençai l’histoire d’Éléonore, une de mes incarnations de cette fin du dix-neuvième siècle, et le récit ne s’arrêta pas. J’eus l’idée, par un subterfuge que je ne dévoilerai pas, d’y inclure tous les contes de mes vies passées, vécues dans d’autres corps, sous d’autres visages.
Pourtant, je ne saurais affirmer que c’est moi, et non elle, qui m’exprime dans ces romans ; car je les reçois sous sa dictée, je vois les scènes par ses yeux et je les vis avec elle, dans un émerveillement que je vous souhaite de ressentir.
L’aventure commença donc avec Immortelle, une série de romans initiatiques sur la réincarnation et les états modifiés de conscience.
Depuis, Immortelle est devenue une série au long cours, où Éléonore traverse les siècles et les visages – de l’ombre à la lumière, du Livre de Blanche à la mémoire d’un dragon.
D’autres voix sont venues, qui demandaient elles aussi à être écrites : ainsi La Chronique des Âmes, où l’invisible affleure jusque dans le monde d’aujourd’hui.
Parfois, ce que je reçois ne tient pas dans les mots : alors cela devient musique. Des chansons nées de cet univers, que je laisse vivre à côté des livres.
Tout cela, je le reçois, le transcris – émerveillée, toujours.
